28/01/07

 

 

LA FRANCE DOIT-ELLE DEVENIR UN PARADIS FISCAL?


Lu une publicité du gouvernement macédonien dans le supplément en anglais du "Monde" du 27 janvier:

"INVEST IN MACEDONIA, new business heaven in Europe"

L'expression "business heaven", paradis pour les entreprises, fait penser à "tax haven", en anglais "havre, ou refuge, fiscal" qui donne "paradis fiscal" en français, sans doute par confusion entre "haven" et "heaven".

L'important n'est pas là.

L'organisme "Invest Macedonia", qui finance la pub, précise les avantages fiscaux accordés aux investisseurs:

-impôt sur les bénéfices des sociétés le plus bas d'Europe: 10% (en 2008)

-impôt sur le revenu (non progressif) le plus bas d'Europe: 10% (en 2008)

-impôt sur les bénéfices réinvestis: 0%

Et si on investit dans une zone franche ou dans un parc technologique:

- pas d'impôts à verser pendant 10 ans

- une réduction de 50% pour l'impôt sur le revenu, qui tombe donc à 5%

Pas tout à fait aussi paradisiaque que le demi-canton suisse d'Obwald (voir un de nos sujets précédents), mais quand même difficile à concurrencer pour les politiques français qui veulent réduire les impôts sur les sociétés et sur le revenu pour garder les capitaux chez nous...

* * *

Notre association n'a pas pour but de faire des choix politiques sur des sujets comme la fiscalité qui en entraînent d'autres, comme le degré de protection sociale que veulent les Français.

Nous voulons quand même livrer une information à propos des baisses d'impôts sur les sociétés et sur les hauts revenus, thème qui est d'actualité depuis que le "chanteur suisse", notre ex-Johny, est allé se réfugier en Suisse.

Le quotidien américain publié à Paris "The International Herald Tribune" en date du 4/1/07 nous apprend en effet que, dans le demi-canton suisse d'Obwald, qui compte 30 000 habitants,le taux de l'impôt sur les sociétés a été abaissé à 6,6% et l'impôt sur les plus hautes tranches de revenus à ...1%!

Tant que nous ne serons pas passés aux mêmes taux d'imposition, nous ne pourrons pas faire face à la concurrence de ces paradis fiscaux. Mais si nous le faisons, on ne pourra plus rien financer, ni les hôpitaux, ni les écoles, ni la police etc.

A méditer.