On l'a dit, les banques islamiques n'ont pas spéculé, elles.
A la différence des nôtres, que le contribuable a dû renflouer à coups de dizaines de milliards, et qui, l'alerte passée - croient-elles - recommencent à spéculer sur les Bourses mondiales, les marchés obligataires, les prix du pétrole et des matières premières. Plus dure sera la chute!

Plus prudentes, les banques islamiques ont donc bonne réputation. Les investisseurs et créateurs d'entreprise musulmans ne sont d'ailleurs pas les seuls à s'intéresser à elles. On en parlera de plus en plus.
Mais pour faire face à la demande, il faut des cadres qualifiés. Pour les banques islamiques, mais aussi pour les banques occidentales qui veulent répondre aux attentes des clients musulmans.
On sait par exemple que le Coran interdit les prêts à intérêt. Donc, quand une banque ouvre un crédit à une entreprise, elle se rémunère en prenant une part des bénéfices. Quand elle propose des produits financiers aux épargnants, ou aux milliardaires du Golfe, pas question de spéculer sur des "produits dérivés" et autres "subprimes", ni de placer les fonds dans des activités "immorales".

Tout ça, c'est nouveau pour les étudiants qui ont suivi des études bancaires classiques. D'où la décision de plus en plus d'universités d'ouvrir des formations spécilaisées. Au Royaume-Uni, la liste est déjà longue: Bangor University, la Cass Business School de la City University, à Londres, Reading University, Durham, Newcastle, le British Institute of Technology and E-commerce notamment.
Un peu en France, aussi, à Dauphine et à Reims, quelques universités nord-américaines, Tufts, Harvard, peut-être bientôt à Toronto, mais les Etats-Unis et le Canada manquent de professeurs qualifiés.